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Prévalence du VIH et importance du dépistage du VIH en Afrique orientale et australe

L'Afrique orientale et australe est la région où la prévalence du VIH est la plus élevée, contribuant ainsi à la prévalence de l'épidémie mondiale. Elle abrite 6,2 % de la population mondiale mais compte 19,4 millions de personnes vivant avec le VIH, soit plus de 50 % du nombre total de personnes vivant avec le VIH dans le monde. En 2016, on a recensé 790 000 nouvelles infections au VIH, soit 43 % du total mondial.

By AdvaCare Pharma USA

L’Afrique du Sud a représenté le tiers (270 000) des nouvelles infections de la région en 2016, et 50 % supplémentaires ont eu lieu dans huit pays : Mozambique, Kenya, Zambie, Tanzanie, Ouganda, Zimbabwe, Malawi et Éthiopie.

Un peu moins d’un demi-million de personnes (420 000) sont mortes de maladies liées au sida en Afrique de l’Est et en Afrique australe en 2016, bien que le nombre de décès ait considérablement diminué par rapport aux 760 000 de 2010.

Malgré la gravité persistante de l’épidémie dans la région, d’énormes progrès ont été réalisés en vue d’atteindre les objectifs 90-90-90 de l’ONUSIDA. En 2016, ils ont indiqué que 76 % des personnes vivant avec le VIH dans la région connaissent désormais leur statut, que 79 % de celles qui connaissent leur statut sont sous traitement et que 83 % des personnes sous traitement ont atteint la suppression virale.

Entre 2010 et 2016, les nouvelles infections au VIH ont diminué de 56 % chez les enfants (0-14 ans), pour atteindre un nombre estimé à 77 000. Chez les adultes, la baisse au cours de la même période n’a été que de 24 %, bien qu’il existe des variations importantes entre les pays. La baisse des nouvelles infections a été la plus forte au Mozambique, en Ouganda et au Zimbabwe. Alors qu’en Éthiopie et à Madagascar, le nombre annuel de nouvelles infections a en fait augmenté sur la même période.

Les femmes sont extrêmement touchées par le VIH dans la région, puisqu’elles représentent 56 % des adultes vivant avec le VIH. En 2015, on comptait environ 4 500 nouvelles infections au VIH chez les jeunes femmes chaque semaine, soit le double du nombre observé chez les jeunes hommes.

Bien que l’épidémie de VIH en Afrique orientale et australe soit généralisée, c’est-à-dire qu’elle touche l’ensemble de la population, certains groupes tels que les travailleurs du sexe et les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes présentent des taux de prévalence du VIH nettement plus élevés. Par exemple, au Botswana, la prévalence du VIH est de 22,2% dans la population générale, mais une étude menée dans trois districts a révélé que la prévalence du VIH parmi les travailleurs du sexe était de 61,9%.

En 2014, plus de 20 % des nouvelles infections à VIH dans la région concernaient les populations clés affectées et leurs partenaires sexuels, bien que ces groupes représentent un pourcentage beaucoup plus faible de la population totale. Malgré cela, les programmes destinés aux populations clés restent insuffisants et nombre d’entre elles sont confrontées à la stigmatisation, à la discrimination et à des obstacles juridiques qui les empêchent d’accéder aux services liés au VIH.

L’émergence du dépistage du VIH en Afrique du Sud

Ces dernières années, des pays comme le Botswana, le Kenya, l’Ouganda, le Malawi et le Rwanda ont mis en œuvre des campagnes nationales pour encourager le recours au dépistage du VIH. En 2016, 76 % des personnes vivant avec le VIH avaient connaissance de leur statut – une amélioration par rapport aux 72 % de 2015.

Un certain nombre de stratégies différentes ont été utilisées pour améliorer la prestation et l’accès aux services d’HT (test VIH) dans la région. Par exemple, le dépistage à domicile (à l’aide d’un kit de dépistage du VIH) en Afrique du Sud a permis d’accroître le dépistage du VIH dans les zones rurales et d’encourager le conseil et le dépistage en couple. Un certain nombre d’autres pays ont également mis en place des services pilotes d’autodiagnostic, notamment le Malawi, la Zambie et le Zimbabwe.

Ces dernières années, le Kenya a adopté un certain nombre d’approches innovantes en matière de dépistage du VIH, notamment le dépistage communautaire ciblé et les campagnes de dépistage en porte-à-porte. En 2015, le gouvernement kényan a annoncé son intention d’introduire des kits d’autotest. En conséquence, le nombre de personnes se soumettant à un test de dépistage du VIH a augmenté de façon spectaculaire dans le pays. En 2008, 860 000 personnes subissaient chaque année un test de dépistage du VIH ; en 2013, ce chiffre était passé à 6,4 millions.

Les services de TH se sont régulièrement développés au Lesotho, en particulier au niveau communautaire, passant de 2,7 % des adultes faisant un test de dépistage du VIH en 2004 à 35 % en 2011.53 En 2014, le Lesotho a mis en place le dépistage et le conseil à l’initiative du prestataire, c’est-à-dire lorsque les prestataires de services proposent le TH plutôt que d’attendre qu’une personne le demande. Toutefois, ces efforts ont été compromis par le manque de personnel de santé et les fréquentes pénuries de kits de dépistage du VIH.

En 2015, UNITAID, Population Services International et leurs partenaires ont commencé à mettre en œuvre l’autodiagnostic au Malawi, en Zambie et au Zimbabwe dans le cadre du projet STAR (Self-Testing Africa Research), d’une durée de quatre ans. Entre 2015 et 2017, le projet STAR distribue près de 750 000 kits d’autodiagnostic dans les trois pays. L’un des objectifs du projet est de générer des preuves de la faisabilité, de l’acceptabilité et de l’impact de l’autodiagnostic, qui serviront ensuite de base aux orientations mondiales officielles de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur cette intervention.

De même, le 23 décembre 2016, le Conseil sud-africain de la pharmacie (SAPC) a officiellement révoqué un règlement qui interdisait auparavant aux pharmacies sud-africaines de vendre des kits d’autodiagnostic du VIH.

Jusqu’alors, les pharmacies locales n’étaient pas autorisées à vendre des kits d’autodiagnostic du VIH – également appelés kits de dépistage du VIH à domicile – mais il était possible de les acheter auprès de détaillants en ligne. Cependant, tout le monde n’a pas accès à l’internet. La décision de la SACP permettra donc à un plus grand nombre de personnes d’accéder aux tests.

Le SACP a également publié un projet de loi qui propose que les tests vendus en pharmacie soient approuvés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ou par un organisme de réglementation approprié, et que les pharmaciens conseillent aux clients de faire un deuxième test de dépistage du VIH pour confirmer le premier résultat s’ils sont positifs.

Pourquoi l’OMS recommande-t-elle le dépistage du VIH ?

Selon l’OMS, il a été démontré que l’autodiagnostic permettait de presque doubler la fréquence des tests de dépistage du VIH chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, et des études récentes menées au Kenya ont montré que les partenaires masculins de femmes enceintes avaient deux fois plus recours au dépistage du VIH lorsqu’on leur proposait l’autodiagnostic que lorsqu’on leur proposait un test standard.

Que faut-il garder à l’esprit lorsqu’on utilise un kit d’autodiagnostic du VIH ?

La plupart des kits d’autodiagnostic du VIH reposent sur une simple piqûre de sang, sont faciles à utiliser et peuvent vous donner des résultats en 15 minutes. Les tests approuvés par l’OMS sont considérés comme précis à 99 %. Toutefois, n’oubliez pas qu’il faut six à douze semaines pour que votre organisme crée des anticorps contre le virus VIH. Comme le test de dépistage du VIH recherche les anticorps – et non le virus lui-même – il est possible d’obtenir un résultat négatif pendant cette période. Pour cette raison, il est important de se faire tester régulièrement et, si vous pensez avoir été exposé au virus, de refaire un test après la période de 12 semaines pour confirmer un diagnostic négatif.

Il est également très important de savoir que les kits d’autodiagnostic du VIH ne sont que des tests de dépistage et que le résultat du test doit être confirmé par un médecin ou dans une clinique en effectuant un second test.

Comment AccuQuik peut-il vous aider ?

AccuQuik propose des kits de test VIH dont la précision est de 100 %, alors que les autres tests n’ont en moyenne qu’une précision de plus de 99 %.

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